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Le prix du baril de pétrole brut atteint 70 $ pour la première fois en 7 mois
Le 17 avril 2006 - 14:18
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Le baril de pétrole brut a atteint les 70 $ US pour la première fois en sept mois et demi aujourd'hui (lundi).
La hausse est associée à l'incertitude entourant la baisse des réserves d'essence aux Etats-Unis, à la situation chaotique au Nigeria et aux tensions reliées au programme nucléaire iranien.
Le baril avait atteint un record de 70,85 $ US le 30 août dernier, après le passage de l'ouragan Katrina sur la côte américaine du Golfe du Mexique.
Aujourd'hui (lundi), sur le marché européen, le baril de pétrole léger non sulfuré pour livraison en mai s'est brièvement transigé au-dessus de 70 $ US avant de redescendre légèrement à un peu plus de 69,70 $ US. Il s'agit d'une hausse d'un peu moins de 0,30 $ US par rapport au niveau de clôture de jeudi dernier.
Selon le département américain de l'Energie, pour la semaine terminée le 7 avril, les réserves d'essence aux Etats-Unis ont baissé de 3,9 millions de barils pour s'établir à 207,9 millions de barils _ en baisse de près de 2 pour cent par rapport au niveau de la semaine correspondante de 2005.
Au Nigeria, le 12e pays exportateur de pétrole en importance dans le monde, les actions de rebelles contre des installations pétrolières menacent les exportations. Un demi million de barils par jour sont retenus sur place et les rebelles promettent d'intensifier les pressions.
Pour ce qui est de l'Iran, certains observateurs craignent que les exportations de pétrole de ce pays ne soient interrompues si la communauté internationale décidait de réagir au refus de Téhéran d'abandonner son programme nucléaire.
D'autres facteurs viendront compliquer la situation au cours des semaines et des mois à venir, a fait savoir en entrevue M. Carol Montreuil, vice-président de l'Institut canadien des produits pétroliers.
D'abord, des raffineries devront temporairement cesser leurs activités quelque temps pour procéder à de l'entretien. Cet entretien, qui doit être fait régulièrement, a déjà été retardé à cause de la forte demande des années passées, qui empêchait de cesser les activités, même temporairement. "Ce printemps, c'est une grosse année" pour l'entretien des raffineries, indique M. Montreuil.
De plus, la fin de l'utilisation d'un additif dans l'essence aux Etats-Unis, le MTBE, entraînera des répercussions qu'on peut difficilement évaluer à ce jour, avance M. Montreuil.
C'est lors de la première semaine du mois de mai que cet additif, qui représente entre deux et trois pour cent du volume aux Etats-Unis, cessera d'y être utilisé.
Cet additif n'est pas utilisé au Canada, mais les marchés sont très interreliés, note M. Montreuil.
Plusieurs misent sur l'éthanol pour remplacer le MTBE, mais les spécialistes ignorent s'il suffira à répondre aux besoins. "L'éthanol pourra compenser jusqu'à un certain point."

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