L'Agence spatiale canadienne s'interroge sur son futur à court et long termes
Le 9 août 2007 - 20:16
|

|
Copier/Coller le code suivant à l'endroit voulu
|
|
[Fermer]
|

|
Alors que la NASA prévoit retirer les navettes spatiales dans trois ans, les responsables de l'Agence spatiale canadienne (ASC) s'interrogent sur les prochains chemins à suivre.
Les agences spatiales de nombreux pays se concentreront sur l'exploration dans le futur. Les Russes, les Chinois, les Européens et les Américains songent à aller sur la Lune et ensuite se rendre sur Mars une fois que la construction de la Station spatiale internationale (SSI) sera terminée.
Le directeur intérimaire des opérations à l'ASC, Benoît Marcotte, a expliqué que le Canada évaluait présentement ses futurs objectifs et son implication dans de futurs partenariats.
Le nouveau président de l'ASC, Larry Boisvert, a rencontré l'administrateur de la NASA, Michael Griffin, mercredi pour discuter de l'avenir alors que le Canadien Dave Williams a quitté la Terre mercredi avec six autres astronautes à bord de la navette Endeavour.
La NASA se concentre, pour le moment, sur la construction de la SSI qui devrait se terminer en 2010 et l'élaboration de son nouveau véhicule réutilisable, la capsule Orion qui devrait entrer en opération en 2014.
La Russie devra assurer le transport vers la SSI de 2010 à 2014 avec ses vaisseaux Soyouz.
La station spatiale devrait être en opération jusqu'en 2016, et peut-être au-delà, selon M. Marcotte.
Les astronautes canadiens Chris Hadfield et Robert Thirsk sont des ingénieurs de vol qualifiés pour les vaisseaux Soyouz. M. Thirsk s'entraîne également pour un long séjour dans l'espace.
M. Marcotte a indiqué que le Canada ne mènera probablement jamais ses propres missions spatiales, mais qu'il devra répondre à d'autres questions, notamment à savoir s'il voulait maintenir son statut de chef de file au niveau de la robotique spatiale.
Le Canada se distingue de plus en plus dans d'autres secteurs comme la technologie lidar, un système de radar-laser qui peut être utilisé pour créer des images 3-D précises dans l'espace et sur terre.
Une expérience canadienne sur la coordination entre la vision et le mouvement est aussi menée à bord d'Endeavour.
Le week-end dernier, la sonde Phoenix de la NASA a décollé équipée d'équipements météorologiques canadiens en direction de Mars.
En février prochain, ce sera un nouveau robot canadien à deux bras, Dextre, qui ira rejoindre le Canadarm2 sur la SSI.
M. Marcotte a précisé que l'éducation et la promotion de la science et des mathématiques chez les jeunes demeurera une des missions de l'ASC.
"Nous avons vu un déclin de l'engagement dans ces programmes, a-t-il dit. Nous avons besoin de gens qui vont construire une communauté scientifique au Canada et qui vont maintenir notre compétitivité dans le domaine."
Les astronautes canadiens estiment aussi qu'au moins un des leurs retournera dans l'espace à bord d'une navette avant le démantèlement du programme en 2010.
La NASA prévoit environ quatre missions par année d'ici là.
|