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Discours à saveur électorale de Stéphane Dion
Le 19 février 2008 - 20:45
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| Stéphane Dion |
Par Par Lia Lévesque
Après avoir affirmé lundi qu'il serait prêt à voter pour le budget conservateur s'il n'était "pas trop nocif" pour l'économie, le chef libéral Stéphane Dion a livré mardi un discours à saveur électorale, lançant des phrases comme "quand je serai premier ministre" et "on va gagner la prochaine élection".
Le chef du Parti libéral du Canada a lancé ces phrases dignes d'une campagne électorale mardi, à Montréal, alors qu'il s'adressait à l'association des Manufacturiers et exportateurs du Québec. Il est venu expliquer plus longuement ses engagements d'intérêt pour les manufacturiers, comme une réforme fiscale et le renouvellement des infrastructures.
Son discours comportait des phrases comme "j'en prends l'engagement; je serai un premier ministre prudent avec les finances publiques" ainsi que "si nous réussissons à nous faire élire, et je crois que nous réussirons, je serai le premier premier ministre de l'histoire de notre pays à avoir un doctorat, à être un universitaire".
Son ton contrastait avec celui de la veille, à Québec, alors qu'il s'était dit prêt à ce que l'Opposition officielle vote en faveur du budget conservateur, le 26 février prochain, s'il n'était "pas trop nocif" pour l'économie.
Interrogé sur cette contradiction apparente dans son discours, M. Dion l'a niée, affirmant que ce sont les journalistes qui interprètent différemment un même discours.
"Moi, je veux d'abord m'assurer que le Parlement fonctionne. Si ce n'est pas possible, si on nous envoie un budget qui clairement prouve que le Parlement ne fonctionnera pas, on ne pourra pas voter pour. Sinon, on votera pour ou on s'abstiendra; il y a toutes sortes de possibilités. Ce n'est pas nouveau, je ne dis rien de plus que ce qu'on a répété dans les denières semaines, les derniers mois. Rien de nouveau. Parfois la manchette est Dion veut des élections, parfois la manchette est Dion ne veut pas d'élections. À partir des mêmes propos."
Autre indice de la fièvre électorale: un représentant du gouvernement conservateur, le secrétaire d'État à l'Agriculture Christian Paradis, était présent pour réagir sur place au discours de M. Dion, dans le même hôtel. Son équipe distribuait d'ailleurs le document d'une soixantaine de pages que les conservateurs ont rendu public, il y a quelques jours, attaquant les libéraux.
Devant les manufacturiers, M. Dion s'en est aussi pris aux conservateurs, les accusant d'orchestrer une campagne de publicité superficielle qui déforme la réalité.
M. Paradis, à son tour, a reproché à M. Dion de vouloir ramener le pays en déficit. Il a affirmé que le document conservateur n'était pas mensonger, qu'l ne faisait que reprendre les propres promesses de M. Dion et les évaluer financièrement.

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