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Barack Obama rejette la proposition d'être l'éventuel colistier d'Hillary Clinton
Le 10 mars 2008 - 14:38
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| Barack Obama |
Par Charles Babington
AP - Barack Obama a rejeté lundi la proposition de Hillary Rodham Clinton d'un ticket démocrate à la présidentielle américaine dans lequel il serait candidat à la vice-présidence. Les électeurs doivent choisir entre les deux prétendants, a-t-il argué.
S'exprimant dans le Mississippi, qui tiendra sa primaire mardi, le sénateur de l'Illinois a affirmé que les électeurs ne devaient pas croire qu'ils pourraient avoir les deux candidats à l'investiture démocrate sur le même ticket. S'ils venaient à choisir Hillary Rodham Clinton, ils ne doivent pas penser qu'il accepterait le poste de vice-président, a-t-il expliqué.
"Vous devez faire un choix lors de cette élection", a déclaré Barack Obama lors d'un rassemblement à la mi-journée à Columbus.
S'il n'a pas totalement fermé la porte à un ticket sur lequel il figurerait en deuxième position, il a suggéré qu'il n'était pas intéressé. Pour justifier son point de vue, le sénateur de l'Illinois a souligné qu'il avait jusqu'ici remporté plus d'États et obtenu plus de voix et de délégués que sa rivale.
Selon le dernier compte de l'Associated Press, Obama dispose de 1 578 délégués dans la course à l'investiture, contre 1 472 à Clinton. Le sénateur de l'Illinois a remporté 28 primaires et caucus, contre 17 à la sénatrice de New York.
"Je ne sais pas comment quelqu'un qui est en seconde position peut offrir la vice-présidence à quelqu'un qui est en première position", a-t-il estimé. "Je ne veux pas que quelqu'un puisse ici penser 'je peux peut-être avoir les deux'" en désignant Hillary Clinton et en pensant qu'elle le choisirait ensuite comme colistier, a ajouté Barack Obama, se voulant "absolument clair" sur la question.
Selon la campagne d'Obama, les allusions du camp Clinton à un éventuel partenariat entre les deux prétendants démocrates semblent destinées à affaiblir le sénateur de l'Illinois et à attirer les électeurs indécis des États devant encore voter en suggérant l'éventualité d'un "ticket magique".
Barack Obama n'a jamais laissé entendre qu'il pourrait accepter d'être le colistier de Hillary Clinton. Mais il n'avait jamais rejeté l'idée si ouvertement avant lundi.
Le camp Clinton a suggéré récemment qu'un ticket avec Obama serait une arme efficace pour battre le candidat John McCain lors de l'élection de novembre. Une éventualité peu probable selon de nombreux observateurs, qui soulignent notamment la froideur des relations entrent les deux candidats.
Obama favori au Mississippi
Par David Espo
AP - Après sa large victoire sur Hillary Clinton dans le Wyoming samedi, Barack Obama vise un nouveau succès dans la course à l'investiture démocrate avec la primaire de mardi au Mississippi, où les Noirs, dont le vote lui est largement acquis, constituent la majorité des électeurs démocrates.
M. Obama continue à faire la course en tête avec 1 578 délégués contre 1 468 à Mme Clinton, selon un décompte de l'Associated Press, alors qu'il en faut 2 025 pour obtenir l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle de novembre.
Il est peu probable que les deux prétendants atteignent ce seuil grâce aux seuls scrutins restants: ils devront sans doute compter sur le vote des quelque 800 super-délégués, des personnalités du parti de l'âne, pour décrocher la nomination.
M. Obama a infligé samedi une lourde défaite à sa rivale dans les caucus du Wyoming, un Etat toutefois peu important. Après avoir marqué une pause ce week-end, les deux candidats repris le chemin de la campagne lundi.
M. Obama devait tenir meeting à Columbus et Jackson, dans le Mississippi, où 33 délégués sont en jeu. De son côté, la sénatrice de New York qui a fait campagne dans cet État la semaine dernière, devait participer à une réunion en Pennsylvanie, dernier "gros lot" des primaires dont les 158 délégués seront mis en jeu le 22 avril.
Mme Clinton a sauvé sa campagne la semaine dernière grâce à ses succès dans l'Ohio et au Texas, mettant un coup d'arrêt à 11 victoires d'affilée de Barack Obama. Selon ses collaborateurs, la Pennsylvanie est un terrain favorable pour l'ancienne First Lady et présente des similitudes avec l'Ohio: ces deux États industriels comptent un grand nombre d'électeurs blancs des couches populaires et ont chacun à leur tête un gouverneur démocrate qui soutient Mme Clinton.
L'âpreté de la course a créé un casse-tête pour le parti, qui cherche le moyen de prendre en compte la voix des démocrates de Floride et du Michigan, les deux États ayant été sanctionnés -ils ont été privés de leur 313 délégués- pour avoir tenu des scrutins précocement en violation des règles du parti.
Mme Clinton, qui a gagné dans les deux Etats, pourrait refaire son retard si elle obtenait une grande partie de ces délégués. Des voix s'élèvent en Floride et au Michigan pour demander de nouveaux scrutins.
Du côté républicain, John McCain, déjà assuré de l'investiture, travaille
à financer sa campagne pour la présidentielle de novembre. Dans la semaine qui vient, il va poursuivre ses efforts de collecte de fonds lors d'une tournée dans le Midwest et le nord-est du pays.
Les démocrates ont déjà levé des sommes très importantes. Le mois dernier, M. Obama a collecté 55 millions de dollars (35 millions d'euros) et Mme Clinton 35 millions (23 millions). M. McCain était lui en passe de réunir 12 millions de dollars (huit millions d'euros), selon son équipe de campagne.

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