McCain prend ses distances avec Bush, Obama ignore Clinton
Le 27 mai 2008 - 23:57
|

|
Copier/Coller le code suivant à l'endroit voulu
|
|
[Fermer]
|

|
|
| John McCain |
AP - Le républicain John McCain a tenté mardi de se démarquer d'un George W. Bush au plus bas dans les sondages en esquissant les contours d'une approche internationale de réduction de l'armement nucléaire, même si cela ne l'empêche pas de rechercher l'aide du président pour la récolte de fonds dont il a désespérément besoin en vue de la bataille qu'il devra probablement livrer contre le démocrate Barack Obama pour gagner la Maison Blanche.
Le sénateur de l'Arizona, futur candidat républicain à l'élection présidentielle, s'apprête à jouer une partition délicate: il doit séduire les conservateurs de son parti en se gardant d'être trop associé à Bush dont la côte de popularité souffre de l'enlisement de la guerre en Irak et d'autres décisions politiques jugées sévèrement jusque dans son camp.
Bush et McCain sont apparus ensemble mardi lors d'une opération privée de collecte de fonds organisée par le Parti républicain, mais sans couverture médiatique.
Barack Obama, en passe de recevoir l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle, ne s'est pas privé d'épingler son adversaire: "Pas de caméras. Pas de journalistes. Et nous savons tous pourquoi. Le sénateur McCain ne veut pas être vu main dans la main avec le président dont il a promis de poursuivre quatre ans de plus les politiques vouées à l'échec", a dénoncé le sénateur de l'Illinois en campagne dans le Nevada. "Mais la question pour les Américains, c'est: voulons-nous continuer les politiques de George Bush?"
Plus tôt dans la journée, McCain s'est pourtant efforcé de prendre ses distances avec Bush sur le dossier du nucléaire. "Si vous observez ce qui s'est passé ces deux dernières décennies, je pense qu'aucun de nous, républicain ou démocrate, ne peut tirer beaucoup de satisfaction de la façon dont nous avons géré le contrôle de la prolifération nucléaire", a-t-il déclaré lors d'un discours à l'université de Denver.
Tandis qu'il parlait, des manifestants anti-guerre l'ont interrompu à quatre reprises. Les trublions se sont levés et ont crié "Arrêtez cette guerre!" avant d'être escortés vers la sortie.
McCain a appelé à des discussions avec la Chine pour négocier un arrêt provisoire de la production d'armes nucléaires, mais aussi à des pourparlers avec la Russie sur un nouveau traité visant à détruire davantage d'armes nucléaires. Il a également suggéré d'explorer avec la Russie la possibilité de l'élimination d'armes nucléaires tactiques en Europe et du partage de données.
"Il est temps pour les États-Unis de montrer le genre de leadership que le monde attend de nous, dans la tradition des présidents américains qui ont oeuvré à la réduction de la menace nucléaire pour l'humanité", a-t-il ajouté.
Comme McCain, Barack Obama a concentré sa campagne sur les Etats de l'ouest cette semaine, avec le Nouveau Mexique, le Nevada et le Colorado.
Les deux probables candidats à la Maison Blanche ont de fait snobé la démocrate Hillary Clinton qui peine à se maintenir dans la course. L'ancienne première dame des États-Unis a achevé lundi trois jours de campagne à Porto-Rico, l'un des trois territoires qui doivent encore organiser une primaire démocrate, avec le Montana et le Dakota du Sud.
Obama n'est plus désormais qu'à 48 délégués des 2 026 requis pour décrocher l'investiture. Les délégués en jeu dans les trois dernières primaires, prévues dimanche, sont au nombre de 86. AP
|